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La vignette autoroutière, une fausse bonne idée En réaction aux propos du député Maxime Prévot relatifs à la taxation au kilomètre, le secrétaire d’Etat à la fiscalité environnementale, Bernard Clerfayt rappelle que tous les chercheurs et experts du Bureau fédéral du Plan ou du Conseil Supérieur des Finances confirment l’importance d’une telle politique éco-fiscale. Et tous les avis émanant du Conseil fédéral du développement durable ou du Conseil central de l’économie vont dans le même sens. « La mise en œuvre d’un système intelligent de taxation au kilomètre parcouru, en fonction du lieu, du moment de circulation, et des émissions de CO2 du véhicule, sans augmentation du niveau moyen global de taxation, devrait être la priorité de toute politique de mobilité durable ! », souligne Bernard Clerfayt. En plaidant pour une vignette forfaitaire, Maxime Prévot va totalement à l’encontre de la théorie économique qui vise à internaliser les coûts environnementaux ! Dès lors qu’un forfait est payé, le consommateur aura naturellement tendance à user, voire à abuser de sa voiture, au détriment de l’environnement, de la congestion des routes, et finalement de son pouvoir d’achat et de sa qualité de vie. Une taxation au kilomètre en fonction du lieu, du moment, et des émissions de CO2 peut, par contre, réduire la congestion de 10% à très court terme, avec des effets positifs complémentaires sur le climat, sur la pollution de l’air, et sur le stress au volant. Globalement, insiste Bernard Clerfayt, la taxation en fonction de l’usage plutôt qu’en fonction de la propriété est de loin préférable. Des adaptations du système devront être naturellement prévues pour tenir compte des aspects sociaux et pour ne pas pénaliser, notamment, la mobilité associée au travail. |
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