Le respect de votre pouvoir d'achat
Dix milliards d’euros ont été rendus aux citoyens, c’est le bilan de notre action au gouvernement.
Ces dix dernières années, nous avons œuvré avec constance et détermination à la réduction des prélèvements obligatoires dans notre pays grâce :
- à la réforme fiscale, la réindexation des barèmes et d’autres mesures d’allègement de l’IPP ;
- aux réductions de charges pesant sur le travail, passées d’environ 2 milliards d’euros en 1999 à plus de 9 milliards en 2010
Nous avons soutenu les entrepreneurs, les PME, par les intérêts notionnels. Ils ont aussi permis de réduire le taux d’imposition des sociétés à une moyenne de 25%.
Cette réduction de la pression fiscale a des conséquences très positives pour l’emploi et les finances publiques.
Ces résultats ne peuvent cependant masquer l’importance des enjeux auxquels nous sommes confrontés et qui ont été exacerbés par la crise comme le ralentissement de la croissance, la mise sous pression de nos finances publiques ou la hausse du chômage.
Dans un contexte budgétaire exigeant, il faut définir une voie cohérente, volontariste et réaliste de sortie de crise fondée, notamment, sur trois axes complémentaires, porteurs d’une politique fiscale ambitieuse :
- libérer et valoriser le travail,
- rendre du pouvoir d’achat aux citoyens,
- et renforcer l’attractivité économique de notre pays.
Propositions
- Réduire progressivement les différences de traitement fiscal entre revenus du travail et revenus d’allocation : dans un premier temps, attribution d’une réduction d’impôt d’un montant de 250 euros pour les travailleurs ;
- Renforcer le pouvoir d’achat des bas et moyens revenus par une nouvelle réforme de l’IPP qui réintroduit une meilleure progressivité de l’impôt en réduisant le nombre de tranches (de 5 à 3) et en les élargissant : concrètement, suppression des tranches d’imposition de 30% et de 45% ;
- Diminuer le taux d’imposition de la première tranche de 25% à 20% ;
- Abaisser le taux de taxation à 24,25% pour les PME de 1 à 5 employés ;
- Etendre les trois tranches des taux réduits pour assurer un avantage fiscal plus consistant pour les entreprises ;
- Réinstaurer la mesure de réserve d’investissement indépendamment de l’application ou non des intérêts notionnels ;
- Créer un facteur accélérateur d’investissement qui permettrait aux entreprises d’amortir deux fois plus vite une quote-part de leurs investissements à concurrence d’un pourcentage de leurs fonds propres. Cette mesure bénéficierait également aux indépendants.
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